Michèle Destarac

22 octobre 2014

 

Michèle Destarac a tout juste 20 ans lorsque Jean Pollak, directeur de la prestigieuse Galerie Ariel à Paris, repère cette grande artiste en devenir, et la prend sous son aile. Elle côtoie ainsi quelques uns des plus grands artistes de la scène internationale de l’époque, comme les membres du groupe CoBrA : Karel Appel, Asger Jorn, Pierre Alechinsky, ou encore Olivier Debré et Bengt Lindström.

 

Très vite, sa peinture s’exporte, et rencontre un vif succès, notamment dans les pays scandinaves et aux Etats-Unis.

 

Tout au long de sa carrière, Michèle Destarac a participé à un grand nombre d’expositions collectives et de salons, comme la FIAC, où la Galerie Ariel lui organise deux « solo shows » en 1987 et 1993. Aujourd’hui, elle est représentée par la Galerie des Tuiliers et la galerie Le Domaine Perdu en France, mais également par la Galerie Italia, à Alicante, en Espagne.

 

Résolument abstraite, sa peinture vive et colorée est présente dans de nombreuses collections publiques et privées à travers le monde.

 

« Il y a un premier jet, comme on écrit un brouillon. Puis je reviens dessus, cela peut se construire en cinq ou six fois, mais il faut que cela reste léger, percutant. » Michèle Destarac

 

A l’occasion de sa nouvelle exposition à Lyon, la Galerie des Tuiliers édite un catalogue des nouvelles œuvres de Michèle Destarac, préfacé par le critique et historien d’art Gérard-Georges Lemaire.

Celui-ci a été frappé par la puissance expressive des toiles de l’artiste :

« Ce qui domine dans ces toiles, c’est sans conteste un hymne à la joie, mais une joie qui se trouve contrariée, et l’artiste doit mettre toute son énergie à ce que la joie l’emporte sur les parties sombres ou tragiques de son artefact, qui véhiculent de la tristesse, des angoisses, des mauvaises sensations, des intuitions négatives, et parfois une profonde mélancolie. Un prisme compliqué d’amour et de haine, de transport et d’abattement, de cent passions qui se disputent la suprématie. Alors cette joie est frappée au sceau de ces passions qu’elle subit et partage dans la création picturale et elle se teinte de la douce et pernicieuse mélancolie qui, – souvenons-nous du tableau de Cranach -, peut s’avérer aussi ludique que la gaîté effrénée.

 

Le triomphe de la joie est accompagné de ce cortège d’infirmités et de mal être, sans quoi il serait d’une insupportable vanité et d’un aveuglement effarant. Une gigantomachie sous un crâne qui s’extériorise sous l’espèce d’un éclat de rire, celui de Bruegel l’Ancien, mais aussi celui de Goya. » Gérard-Georges Lemaire

 

L’exposition Michèle Destarac aura lieu à Lyon du 6 novembre au 20 décembre 2014. Vernissage en présence de l’artiste le jeudi 6 novembre 2014 de 18h à 21h

 

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