peinture de jacques Yankel

Né le 14 avril 1920 à Paris
Décédé le 2 avril 2020 à Aubenas

    Jacques YANKEL

    Jacques Yankel naît sous une bonne étoile, à la Ruche, à Paris, passage Dantzig… enfant de la balle, fils du peintre Michel Kikoïne.

    Il pousse dans ce paradis pour enfants, parmi les plus grands artistes de l’École de Paris : Chagall, Soutine, Krémègne, Indenbaum, etc. Plus tard, devenu peintre lui-même, il n’aura de cesse que de prendre la Ruche, pour modèle.

    Yankel et ses parents s’enfuient en 1940, à Toulouse, où ils resteront jusqu’à la défaite de l’Allemagne nazie.

    A la libération, il s’évade en Afrique du nord. Il y rencontre le peintre Aristide Caillaud qu’il entraîne à Djerba au moment du fameux pèlerinage. Les vrais débuts de Yankel peintre, il les fait en 1954, en exposant Galerie Drouant-David. Il décroche coup sur coup plusieurs prix de peinture dont le prestigieux Prix de la Société des Amateurs d’Art, après le Prix Fénéon. Il pratique à cette époque un expressionnisme abstrait, influencé peut être par Rouault, Soutine et Egon Schiele.

    Il participe à tous les Salons importants et représente la France à la Biennale de Sao-Paulo.
    Il anime ensuite un groupe d’artistes amis, au Salon « Comparaisons », durant plusieurs années, qui se manifestait au Grand Palais.
    En 1968, le hasard (ou la nécessité), le propulse à l’École des Beaux Arts où il vient d’être élu par les élèves d’un atelier de peinture. Il y restera comme professeur durant 17 ans à côté de César, Pingier et Olivier Debré.

    Il continue à exposer dans le monde entier, à Tokyo, New York, Tel Aviv et même Tahiti au Musée Gauguin. C’est même grâce à cette nouvelle échappée lointaine qu’il atterrit à l’Ile de Pâques où il rêvera de finir ses jours.

    De retour, il s’installe dans un superbe atelier face au Parc Montsouris où avait vécu autrefois l’aviateur Mermoz. Il se lie avec la Galerie Yoshia qui lui restera fidèle pendant 30 ans.

    A l’instar des ses amis du « Nouveau Réalisme » qui se servaient d’affiches décollées pour les réinventer à leur usage, lui Yankel utilise alors ses propres brouillons textes et déchirures pour renouveler encore son expression plastique.
    La peinture pour lui a toujours été et demeure même sur ses vieux jours « une thérapie onirique et ludique ».

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